28/02/2006

Igor stravinsky

Né en Russie à Oranienbaum en 1882, mort à New York en 1971, il est l'une des figures les plus marquantes de la musique du XXe siècle. La représentation à Paris en 1909 de son ballet L'Oiseau de feu constitue le point de départ d'une carrière internationale de compositeur extrêmement brillante, dont l'un des points les plus célèbres sera la création en 1913, sous l'égide des Ballets Russes, du Sacre du Printemps. Après avoir passé les années de la Première Guerre mondiale en Suisse, il s'installe en France de 1920 à 1939, avant d'émigrer aux Etats-Unis au début de la Seconde Guerre mondiale, pays où il demeurera jusqu'à sa mort. La prodigieuse faculté qu'il avait de s'adapter aux styles musicaux les plus divers, tout en conservant toujours sa personnalité et sa facture propres, a fait de lui un compositeur qui, après les premières oeuvres très influencées par la musique russe du début du siècle, s'est attaché aussi bien à une écriture de type néoclassique qu'au jazz, à la polytonalité, ou même, à partir des années cinquante, à la musique sérielle. Figure emblématique de ce siècle, son apport au langage musical a été absolument décisif, en particulier dans le domaine du rythme et dans celui des timbres et de l'orchestration.

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27/02/2006

Capri, c'est fini

Nous n'irons plus jamais,
Où tu m'as dit je t'aime,
Nous n'irons plus jamais,
Comme les autres années,
Nous n'irons plus jamais,
Ce soir c'est plus la peine,
Nous n'irons plus jamais,
Comme les autres années;
Capri, c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour,
Capri, c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.
Capri, c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour,
Capri, c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.

Nous n'irons plus jamais,
Où tu m'as dit je t'aime,
Nous n'irons plus jamais,
Comme les autres années;
Parfois je voudrais bien,
Te dire recommençons,
Mais je perds le courage,
Sachant que tu diras non.
Capri, c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour,
Capri, c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.
Capri, c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour,
Capri, c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.

Nous n'irons plus jamais,
Mais je me souviendrais,
Du premier rendez-vous,
Que tu m'avais donné,
Nous n'irons plus jamais,
Comme les autres années,
Nous n'irons plus jamais,
Plus jamais, plus jamais.
Capri, c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour,
Capri, c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.
Capri, oh c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour,
Capri,oh c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.

Oh capri, oh c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour
Oh capri, c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.
Oh capri, oh c'est fini,
Et dire que c'était la ville
De mon premier amour
Oh capri, c'est fini,
Je ne crois pas
Que j'y retournerai un jour.

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26/02/2006

En revenant de la revue

Je suis l'chef d'une joyeuse famille,
Depuis longtemps j'avais fait l'projet
D'emmener ma femme, ma sœur, ma fille
Voir la revue du quatorze juillet.
Après avoir cassé la croûte,
En chœur nous nous sommes mis en route
Les femmes avaient pris le devant,
Moi j'donnais le bras à belle-maman.
Chacun devait emporter
De quoi pouvoir boulotter,
D'abord moi je portais les pruneaux,
Ma femme portait deux jambonneaux,
Ma belle-mère comme fricot,
Avait une tête de veau,
Ma fille son chocolat,
Et ma sœur deux œufs sur le plat.

Gais et contents, nous marchions triomphants,
En allant à Longchamp, le cœur à l'aise,
Sans hésiter, car nous allions fêter,
Voir et complimenter l'armée française

Bientôt de Lonchamp on foule la pelouse,
Nous commençons par nous installer,
Puis, je débouche les douze litres à douze,
Et l'on se met à saucissonner.
Tout à coup on crie vive la France,
Crédié, c'est la revue qui commence
Je grimpe sur un marronnier en fleur,
Et ma femme sur le dos d'un facteur
Ma sœur qu'aime les pompiers
Acclame ces fiers troupiers,
Ma tendre épouse bat des mains
Quand défilent les saint-cyriens,
Ma belle-mère pousse des cris,
En reluquant les spahis,
Moi, je faisais qu'admirer
Notre brave général Boulanger.

Gais et contents, nous étions triomphants,
De nous voir à Longchamp, le cœur à l'aise,
Sans hésiter, nous voulions tous fêter,
Voir et complimenter l'armée française.

En route j'invite quelques militaires
A venir se rafraîchir un brin,
Mais, à force de licher des verres,
Ma famille avait son petit grain.
Je quitte le bras de ma belle-mère,
Je prends celui d'une cantinière,
Et le soir, lorsque nous rentrons,
Nous sommes tous complètement ronds.
Ma sœur qu'était en train
Ramenait un fantassin,
Ma fille qu'avait son plumet
Sur un cuirassier s'appuyait,
Ma femme, sans façon,
Embrassait un dragon,
Ma belle-mère au petit trot,
Galopait au bras d'un turco.

Gais et contents, nous allions triomphants
En revenant de Longchamp, le cœur à l'aise,
Sans hésiter, nous venions d'acclamer,
De voir et de complimenter l'armée française.

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25/02/2006

J'ai deux amours

On dit qu'au delà des mers
Là-bas sous le ciel clair
Il existe une cité
Au séjour enchanté
Et sous les grands arbres noirs
Chaque soir
Vers elle s'en va tout mon espoir

J'ai deux amours
Mon pays et Paris
Par eux toujours
Mon cœur est ravi
Ma savane est belle
Mais à quoi bon le nier
Ce qui m'ensorcelle
C'est Paris, Paris tout entier
Le voir un jour
C'est mon rêve joli
J'ai deux amours
Mon pays et Paris

Quand sur la rive parfois
Au lointain j'aperçois
Un paquebot qui s'en va
Vers lui je tends les bras
Et le cœur battant d'émoi
A mi-voix
Doucement je dis "emporte-moi !"

J'ai deux amours....

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24/02/2006

Eugène Ysaye

Entré au Conservatoire de Liège à l'âge de 7 ans, il en est chassé quatre ans plus tard en raison de ses critiques envers l'enseignement qui y est dispensé. Le hasard conduit Vieuxtemps à rencontrer le jeune Eugène Ysaye. Impressionné par son talent, le maître verviétois le fait réadmettre au Conservatoire, dans la classe de Rodolphe Massart. A quinze ans, Ysaye remporte son Premier Prix au Conservatoire de Liège. Grâce à Vieuxtemps, qui lui octroie une bourse, il part travailler à Paris sous sa direction (1877). Ensuite, à Bruxelles, il suit les leçons de Wieniawski, soliste de la cour de St-Pétersbourg. Ysaye sera en fait le continuateur de Vieuxtemps et, devenu célèbre, il défend et impose la musique de ses amis et des jeunes qu'il aura, à son tour, reconnus. Il exerce ainsi une influence déterminante sur la musique de son temps en Wallonie.

Organisateur d'un quatuor, créateur de l'Orchestre des Concerts Ysaye, de la Société de Concerts symphoniques, Ysaye parcourt l'Europe et l'Amérique à partir de 1883; il donne cent concerts par saison, comme chef d'orchestre et violoniste virtuose; mais il repasse constamment par sa ville natale, par Bruxelles (où il professe 12 ans au Conservatoire), par sa maison de campagne à Godinne-sur-Meuse. Il a les plus grands comme partenaires : les Rachmaninov, Rubinstein, Clara Haskil, Pablo Casals. Véritable étoile internationale, interprète de Bach et de Beethoven, il crée les oeuvres les plus représentatives de son temps; il écrit de nombreuses pièces pour violon mais ce sont surtout ses Six Sonates pour violon seul, qui constituent le chef-d'oeuvre d'un homme à la fin de son automne, qui sait tout sur le violon et qui en renouvelle la technique en même temps que l'expressivité. En 1937, il donne son nom au concours qui deviendra le Concours Reine Elisabeth (1951).

Des problèmes de santé mettent un terme à sa carrière de concertiste, mais non à celle d'enseignant et de compositeur. Resté veuf, il épouse en secondes noces une jeune élève de 45 ans sa cadette qui le pousse à réaliser un projet qui lui tient à coeur : la composition d'un opéra inspiré d'un incident tragique auquel il a assisté dans sa jeunesse lors de violentes grèves à Liège. Une femme avait été tuée en tentant d'éloigner une bombe placée par son mari sous la fenêtre du patron. L'opéra Pier li Houyeu, dont le livret est en wallon, est créé au Théâtre royal de Liège en 1931.

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23/02/2006

On ira tous au paradis

Une chanson optimiste et iconoclaste. Elle n'a rien de théologique...les théologiens feraient bien de s'en inspirer

 

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22/02/2006

Lily

 

Pierre Perret nous donne ici une belle leçon d'égalité raciale                               On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

07:42 Écrit par vjanos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |