04/02/2006

Sergueï Rachmaninov

« Je ne suis vraiment moi-même que dans la musique. La musique suffit à une vie entière. Mais une vie entière ne suffit pas à la musique. » Sergueï Rachmaninoff.

Quel amateur de piano ne s'est pas amusé à jouer les premières notes du troisième concerto de Rachmaninov ? les premières notes seulement, car après le calme vient la tempête.
Débutant par l'exposition d'une mélodie simple et entraînante, jouée à l'unisson par les deux mains, cette oeuvre est d'une difficulté redoutable, au point d'ailleurs, que son dédicataire renonça à la jouer.

C'est en 1939, dans les studios RCA de Camden, que Sergeï Rachmaninov enregistra son
concerto n°3, sous la direction de son vieux complice Eugene Ormandy, le célèbre chef
de l'orchestre de Philadelphie.

Eugene Ormandy fut l'un des principaux soutien de Sergeï Rachmaninov.
En effet, si ce dernier fut reconnu, de son vivant comme l'un des plus grands pianistes de tous les temps, il fut et est encore aujourd'hui, un compositeur très controversé.
A l'époque de Stravinsky, Bartok et Schönberg, il composait une musique digne du XIXe siècle. Il aimait les belles mélodies, telles que celles de Tchaïkovsky, son idole et composait selon ses goûts, non selon son époque.

Il sut conquérir le public, mais la presse fut souvent dure avec lui et peu d'interprètes
jouèrent ses oeuvres, on compte quand même, outre Eugene Ormandy, son prédécesseur
Leopold Stokowski, le violoniste Fritz Kreisler et le pianiste Vladimir Horowitz.

Rachmaninov a réalisé un bon nombre d'enrgistrements de son vivant et c'est toujours un plaisir de l'entendre. Son interprétation du concerto n°3 laisse transparaître fougue et virtuosité. Le tempo sacrément rapide peut surprendre, mais on se laisse vite convaincre !



 

09:01 Écrit par vjanos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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